Alcool et sommeil, des sédatifs à portée de main ?

Il n'est pas rare que la relation entre alcool et sommeil soit mal comprise.

Nous allons faire un petit point dans cet article.

Alcool et endormissement

Après plusieurs verres d'alcool, voir même juste un selon les individus, cela peut semblé plus aisé de s'endormir.


Notre cerveau ne nous rejoue pas mille et une fois la journée, les problèmes de la veille et les inquiétudes du lendemain.

Pas de pensées incessantes.


On s'endort alors comme ça, en un claquement de doigts.


SAUF que ... 

Le sommeil sous alcool et ses conséquences

SAUF que, en réalité, ce n'est pas un sommeil naturel. 

C'est plus comme si on était... sédaté.


L'alcool va ensuite démultiplier les micro-réveils, sans qu'on s'en rende vraiment compte d'ailleurs. 


Ce qui entrecoupe les phases de sommeil et le rend de très mauvaise qualité, non récupérateur.


Et enfin, dernier point mais pas le moindre, la consommation d'alcool bloque le sommeil paradoxal en partie ou en totalité.


Hors nous savons aujourd'hui que le sommeil paradoxal, celui des rêves, joue un rôle fondamental dans la santé mentale et émotionnelle. 


Il nous permet notemment d'être moins stressés, anxieux, d'être plus social etc.

On comprend mieux ainsi le lien entre les personnes dépendantes à l'alcool et leur mal-être quotidien. Est-ce la déprime/dépression qui a engendré le besoin d'alcool ? ou l'inverse ? 


Probablement un peu des deux. Mais tout cela pour dire que tout ce qu'on boit et consomme a une influence sur notre santé et donc notre sommeil.


La question que chacun doit alors se poser est la suivante :

"Est-ce que je veux juste m'endormir ?" ou bien "Est-ce que je veux vraiment dormir ?"

Sommeil et addictions

On peut citer d'autres substances comme la marijuana également. Parfois prises par les insomniaques pour se détendre et là aussi accélérer l'endormissement.


Le fonctionnement chimique n'est pas le même que pour l'alcool mais le constat reste identique : les phases de sommeil paradoxal disparaissent ou se font très rares.


C'est alors un réel cercle vicieux qui s'installe : consommation de marijuana pour se relaxer -> moins de sommeil paradoxal -> moins bonne gestion de ses émotions, anxiété accrue -> consommation plus fréquente et conséquente de marijuana.


Ainsi, boire le soir ou consommer certaines substances dites apaisantes, semble être une fausse bonne idée et fait surtout l'effet d'un patch qui cache les vraies causes des insomnies en question et empêchent de prendre vraiment les choses en mains.

Aurélie

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